Les milieux naturels

Le site Natura 2000 du Massif du Taillefer abrite plus de 44 habitats d'intérêt communautaire !

Les boisements

La hêtraie sapinière occupe l'essentiel du massif à l'étage montagnard. A partir de 1500 m, les épicéas deviennent les arbres dominants jusqu'à plus de 1900 m. Plus haut, les épicéas sont progressivement remplacés par les pins à crochets et les pins cembro.
Le contraste entre les versants est et ouest et les différences locales de sous-sol et d'exposition sont à l'origine d'une grande diversité des milieux forestiers sur le site du Taillefer. La forêt d'épicéas du replat du Poursollet, notamment, présente une grande diversité de milieux forestiers bien individualisés : pessières sèches, pessières mi-sèches et pessières humides à hautes herbes et tourbières boisées. La pinède à pins sylvestres d'Oulles illustre bien la sécheresse relative du versant est.

Les landes

Avec le froid et l'altitude, la forêt laisse la place aux landes. Les espèces caractéristiques en sont le genévrier nain, le rhododendron ferrugineux, la camarine noire et l'azalée des Alpes. Elles se protègent du vent et du froid par leur forme rampante.

On rencontre quatre principaux types de landes:

  • Les landes à rhododendron ferrugineux
  • Les landes à camarine noire forment une ceinture à une altitude supérieure à celle des landes à rhododendrons.
  • Les landes à airelle bleue sont bien représentées: la présence d'un grand plateau venté en altitude permet à ces landes de trouver des conditions optimales de développement et contribue à son originalité.
  • Les landes à genévrier nain

Les tourbières

Au niveau de la forêt de Bérard et du plateau du Poursollet, on rencontre deux milieux remarquables : les tourbières sphériques hautes actives à sphaignes (lac des Boîtes, lac Punay et tourbière proche du Punay de l’autre cote de la route) et les tourbières boisées. Ce sont des milieux de climat froid qu'on rencontre essentiellement sous les latitudes élevées et en altitude. Sur le massif du Taillefer elles sont en limite sud de leur aire de répartition.
Les zones de Basse-Montagne (bas-marais alcalin et buttes de sphaignes à Drosera rotundifolia) et du Louvet (bas-marais alcalin avec Swertie pérenne) abritent aussi des types de tourbières intéressantes.
Les zones humides d'altitude se rencontrent sur les plateaux du Fourchu et du Grand Galbert, à plus de 2000 m d'altitude. Il s'agit de tourbières à differents stades d'évolution, du lac à la tourbière en fin d'évolution. On trouve notamment des buttes de sphaignes en activité, constituant principal de la tourbière haute active, en de nombreux points des plateaux du Grand Galbert et du Fourchu. Ces zones humides occupent, grâce au plateau, une étendue remarquable, à peu près unique dans les Alpes françaises.

Les pelouses et prairies

Sur le plateau du Poursollet, au Louvet et à Basse-Montagne les prairies sont maintenues par le pâturage. Les prairies du Pré d'Ornon et des Puntis sont riches en espèces vegetales et possèdent une forte valeur paysagère. A l'étage alpin, les pelouses rases de l'arrête Brouffier et de la crête du Brouffier, des plateaux du Fourchu et du Grand Galbert et du Clôt de Beaumont occupent de grandes surfaces parcourues par les brebis.

Les communautés à hautes herbes

Les communautés à hautes herbes, ou mégaphorbiaies, sont bien représentées sur les versants nord du Taillefer et sous le plateau du Fourchu, souvent en sous-bois des aulnes verts, du fait de la forte humidité de ces secteurs.

Les éboulis

L'étage alpin est caractérisé par des conditions de vie extrêmes dues au froid, au vent et à la pauvreté voire à l'absence du sol.
De nombreuses plantes, arctico-alpines, notamment, poussent dans ces sites exposés, crêtes ventées, éboulis, rochers et falaises.